La cigale et la fourmi

 

La cigale, ayant chanté

 

Tout l’été,

 

Se trouva fort dépourvue

 

Quand la bise fut venue.

 

Pas un seul petit morceau

 

De mouche ou de vermisseau.

 

Elle alla crier famine

 

Chez la fourmi sa voisine,

 

La priant de lui prêter

 

Quelque grain pour subsister

 

Jusqu’à la saison nouvelle.

 

« Je vous paierai, lui dit-elle,

 

Avant l’Oût, foi d’animal,

 

Intérêt et principal. »

 

La fourmi n’est pas prêteuse ;

 

C’est là son moindre défaut.

 

« Que faisiez-vous au temps chaud ?

 

Dit-elle à cette emprunteuse.

 

- Nuit et jour à tout venant

 

Je chantais, ne vous déplaise.

 

Vous chantiez ? J’en suis fort aise.

 

Eh bien ! Dansez maintenant. » 



29/01/2012
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